Épanouissement médiéval : l’âge d’or entre commerce et pouvoir
À la faveur du XII siècle et des siècles suivants, Sarlat connaît une expansion exceptionnelle. L’insécurité moyenneâgeuse (guerres féodales, conflits avec les Anglais durant la guerre de Cent Ans) fait des villes fortifiées des places recherchées par les populations et les négociants. Sarlat, dotée de remparts dès le XIII siècle (la longueur cumulée des murailles atteignait plus de 1,3 km d’après l’archéologue Alain Vircondelet), offre un refuge mais aussi un marché incontournable.
Le marché de Sarlat, réputé depuis le Moyen Âge, attire producteurs, marchands et artisans de tout le Sarladais : truffes, noix, vins, textiles, soieries… Les foires se multiplient (on en dénombrait sept dans l’année dès le XIV siècle – source : Archives nationales), renforçant la prospérité de la cité et la densité de ses réseaux commerciaux.
- Remparts : 13 tours et 4 portes principales défendaient la ville
- Population médiévale : estimée à près de 7 000 habitants vers 1440
- Monnaie locale : le denier sarladais, frappé dès le XIII siècle (source : Musée d’Aquitaine)
Archétype de la « bonne ville », Sarlat sert de modèle administratif à plusieurs bourgades alentour et développe de puissants corps de métiers : tisserands, tanneurs, merciers, orfèvres. Cette concentration d’activités marchandes façonne aussi l’espace urbain : ruelles pavées, place centrale (la future place de la Liberté), halles et hôtels particuliers (citons l’hôtel de Maleville, l’hôtel Plamon ou encore l’hôtel de Vienne, témoins remarquables du gothique et du début de la Renaissance).